Dimanche, un Guérétois a massacré son chien à coups de gourdin en plein centre-ville. Hier, il a tenté de s'expliquer à la barre du tribunal correctionnel de Guéret.
Parce qu'il s'était amusé à « niaquer » un petit chien, un bull-terrier a été battu à mort, dimanche, par son maître.
Celui-ci, un pizzaïolo guérétois de 25 ans, a tenté de s'expliquer, hier, devant le tribunal correctionnel de Guéret : « Ce jour-là, a-t-il reconnu, j'ai bu comme tous les jours. Je me suis acharné sur le chien et j'ai bu, et j'ai bu... »
Ela, un bull-terrier de cinq ans, n'était malheureusement pas le premier chien à essuyer la colère de ce propriétaire violent : en juillet dernier, le jeune père de famille, dont la compagne est encore mineure, avait été condamné pour avoir donné des coups de pied à son animal. Il a récidivé, dimanche, en plein centre-ville.
Le chien a expiré au milieu de la chaussée
« Votre chien est mort d'une hémorragie interne, a précisé la présidente Bernadette Bernier. Il avait le crâne fracassé et les yeux crevés. Je ne montrerai pas les photos, je ne peux même pas les regarder ».
De l'église évangéliste, située place Bonnyaud, au 27, de l'avenue du Limousin, le prévenu a saisi un gourdin, et porté « des coups sur le museau, le crâne, les pattes et les testicules de l'animal, a décrit Me Richard Laurent, au nom de la SPA. Puis, après l'avoir traîné avec sa laisse et brûlé ses coussinets, il l'a abandonné au milieu de la chaussée, où le chien a expiré ».
L'auteur des faits a été retrouvé grâce à une enquête de police. Pour cet « acte de cruauté particulièrement féroce commis en état de récidive légale », le procureur Olivier Zamphiroff n'a pas hésité à réclamer une peine exemplaire de trois ans d'emprisonnement.
Une réquisition suivie par le tribunal, qui a assorti cette condamnation d'une interdiction de détenir un animal et d'un mandat de dépôt.
Céline Colin